Les lésions dermatologiques présentent une localisation souvent bien typique : tête, et en particulier bord des oreilles, coudes, jarrets et parfois le ventre et le bas du thorax.
Il peut y avoir une atteinte de l’état général chez des chiens non traités : amaigrissement, baisse d’appétit, et parfois même fièvre.
Il existe des formes plus difficiles à diagnostiquer en particulier chez des animaux résistants et chez les chiens à poils longs.
On rencontre aussi des formes localisées à une seule zone du corps, d’où la difficulté de diagnostic. Ces formes sont probablement liées à 2 facteurs, l’action partielle sur la gale de certaines molécules sous forme de spot on lorsqu’elles sont appliquées régulièrement comme le fipronil, et la sensibilité individuelle et l’immunocompétence de certains chiens, qui empêche l’extension du parasite.
Le diagnostic se fait par raclage mais le diagnostic de certitude est parfois difficile car les raclages ne permettent pas toujours de mettre en évidence les sarcoptes ou leurs œufs. Pour cela il faut en réaliser plusieurs, bien profonds, dans des zones de prédilection.
Malgré cela, dans environ 30% des cas pour des dermatologues confirmés (rapportée dans une étude) les parasites ne sont pas visibles.
Dans ce cas le diagnostic peut être soit thérapeutique (c.a.d. que l’on traite le chien et on voit s’il guérit), soit par prise de sang (il faut que le chien soit atteint depuis en moyenne 1 mois pour pouvoir le détecter par prise de sang et qu’il n’ait pas pris certains médicaments qui peuvent fausser les résultats). La réalisation de biopsies par contre n'est pas l'examen idéal pour faire le diagnostic (nombreux faux négatifs)
Une surinfection bactérienne et fongique est à rechercher et à traiter le cas échéant.
- Le diagnostic différentiel inclut d’autres maladies comme en particulier la dermatite atopique avec une surinfection bactérienne et/ou fongique
- Le traitement classique actuel utilise des comprimés qui sont très efficaces et bien tolérés
- Le traitement des autres chiens du foyer s’impose aussi.
- Le traitement de l’environnement (lieux de couchage, couvertures, coussins, tapis) peut être nécessaire, du fait de la survie de plusieurs jours dans l’environnement avec un produit acaricide du même type que ceux utilisés pour traiter les environnements contaminés par les puces. Le matériel de toilettage ne doit pas être oublié.